DPE à Peyrouat, Mont-de-Marsan : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Peyrouat, les 1 249 DPE analysés décrivent un quartier majoritairement composé de maisons, où les classes C et D dominent. La part de passoires énergétiques atteint 2,6 %, contre 5,2 % à l’échelle de Mont-de-Marsan, mais les autres indicateurs appellent une lecture nuancée.

DPE à Peyrouat, Mont-de-Marsan : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Mont-de-Marsan

Le profil énergétique de Peyrouat repose sur 1 249 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 8 793 DPE pour Mont-de-Marsan. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction, leur typologie et leurs résultats énergétiques. Elles offrent un cadre de comparaison pour préparer une vente ou une location, sans se substituer à l’analyse du logement concerné. Il faut notamment distinguer les tendances collectives des caractéristiques individuelles : une étiquette fréquente dans le quartier ne préjuge pas de celle d’une maison ou d’un appartement précis. Les chiffres présentés portent sur cet échantillon, et non sur un inventaire exhaustif du parc.

Un bâti surtout individuel, avec une dominante de construction entre 1948 et 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Peyrouat)Part du quartier
A957,6 %
B655,2 %
C41433,1 %
D46937,6 %
E17413,9 %
F252,0 %
G70,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Peyrouat (Mont-de-Marsan).

Les maisons individuelles représentent 72,3 % des logements diagnostiqués à Peyrouat, le reste correspondant aux appartements. Cette composition donne une place centrale à l’habitat individuel dans la lecture des résultats du quartier. La période de construction la plus représentée est celle de 1948 à 1974, avec 30,7 % des diagnostics. Il s’agit de la tranche dominante, mais pas d’une majorité à elle seule. Les logements construits avant 1975 constituent 34,0 % de l’échantillon, tandis que ceux d’avant 1948 en représentent 3,4 %. Le portrait qui se dégage n’est donc pas celui d’un quartier essentiellement constitué de logements très anciens, même si plusieurs générations de bâti y coexistent.

  • Maisons individuelles : 72,3 % des logements diagnostiqués ; les appartements constituent le reste de l’échantillon.
  • Construction entre 1948 et 1974 : 30,7 % des diagnostics, soit la période la plus représentée à Peyrouat.
  • Construction avant 1948 : 3,4 % dans le quartier, contre 22,4 % à l’échelle de Mont-de-Marsan.
  • Construction avant 1975 : 34,0 % des diagnostics du quartier ; surface médiane des logements : 72 m².

La comparaison avec Mont-de-Marsan souligne surtout la faible présence du bâti antérieur à 1948 dans les diagnostics de Peyrouat : 3,4 %, contre 22,4 % pour la ville. Cette différence décrit une structure d’âge distincte, mais elle ne démontre pas, à elle seule, une meilleure isolation ou la réalisation de rénovations. Les faits disponibles ne détaillent ni les travaux effectués ni les équipements installés. De même, la forte part de maisons ne permet pas d’attribuer une étiquette énergétique à cette catégorie dans son ensemble. Pour interpréter un bien proposé à la vente ou à la location, sa date de construction constitue donc un repère de contexte, à rapprocher de son propre diagnostic.

Des classes C et D dominantes, et 2,6 % de passoires énergétiques

La répartition des étiquettes place la classe D en tête, avec 469 diagnostics, suivie de la classe C, qui en compte 414. La classe E regroupe 174 diagnostics, tandis que les classes A et B en rassemblent respectivement 95 et 65. À l’autre extrémité de la distribution, 25 logements sont classés F et 7 sont classés G. Le profil du quartier se concentre ainsi sur C et D plutôt que sur les classes les plus défavorables. Cette lecture ne doit toutefois pas effacer la diversité des situations : les logements classés A, ceux classés E et ceux classés G présentent des résultats distincts au sein d’un même périmètre.

Les passoires énergétiques, correspondant ici aux classes F et G, représentent 32 logements, soit 2,6 % des diagnostics du quartier. Leur proportion est inférieure à celle de Mont-de-Marsan, établie à 5,2 %. C’est un élément favorable dans la comparaison des distributions énergétiques, mais pas une garantie applicable à chaque adresse. Les 174 diagnostics classés E rappellent également que l’absence de classement F ou G ne signifie pas un positionnement parmi les meilleures étiquettes. Pour un propriétaire comme pour un candidat acquéreur ou locataire, le résultat individuel reste donc déterminant. La statistique de quartier sert à situer ce résultat, sans permettre de conclure sur les caractéristiques techniques ou les travaux nécessaires dans un logement donné.

Une consommation médiane proche de la ville, malgré un coût estimé supérieur

La moindre fréquence des classes F et G ne se traduit pas par des médianes systématiquement plus basses. À Peyrouat, la consommation médiane est de 179 kWh/m²/an, contre 177 kWh/m²/an pour Mont-de-Marsan. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 227 €, contre 1 074 € dans la ville. La surface médiane est également supérieure dans le quartier, à 72 m² contre 66 m². Ces indicateurs doivent être lus ensemble, sans établir de causalité non démontrée. La surface fournit un contexte utile, mais les données ne permettent pas d’expliquer précisément l’écart de coût. Elles ne renseignent pas davantage sur la répartition des systèmes de chauffage ou des énergies utilisées.

  • Passoires F et G : 2,6 % à Peyrouat contre 5,2 % dans la ville ; le quartier présente une proportion plus faible de ces étiquettes.
  • Consommation médiane : 179 kWh/m²/an contre 177 kWh/m²/an ; cet indicateur est légèrement supérieur dans le quartier.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 227 € contre 1 074 € ; il s’agit d’une estimation médiane, pas d’une facture individuelle.
  • Surface médiane : 72 m² contre 66 m² ; les deux échantillons ne décrivent donc pas exactement le même profil de logement.

Vendre ou louer à Peyrouat : replacer le DPE du bien dans son contexte

Pour préparer une vente à Peyrouat, ces résultats donnent des repères de présentation, à condition de partir du DPE du bien. Un logement classé C ou D s’inscrit dans les étiquettes les plus représentées parmi les 1 249 diagnostics étudiés. Un classement F ou G correspond à une situation moins fréquente localement, mais qui mérite une lecture attentive du dossier individuel. Le vendeur peut mettre en regard l’étiquette, la consommation estimée, la surface et l’âge du logement, plutôt que de s’appuyer uniquement sur la proportion de passoires du quartier. En revanche, aucune donnée fournie ne permet de chiffrer un effet du DPE sur la valeur du bien ou sur les conditions de sa vente.

Pour une location, la même prudence s’impose : les 1 227 € de coût énergétique annuel médian estimé ne constituent pas le budget prévisible de chaque occupant. Cette valeur décrit le centre de la distribution étudiée, sans remplacer l’estimation propre au logement ni correspondre nécessairement à une dépense constatée. Le bailleur et le candidat locataire ont donc intérêt à examiner le diagnostic du bien, sa surface et ses indicateurs, puis à utiliser les données de Peyrouat comme comparaison secondaire. Les seuls faits fournis ne permettent pas de déterminer les conditions réglementaires de mise en location d’un logement particulier. Ils ne permettent pas non plus de prescrire des travaux ou d’en annoncer les résultats.

Questions fréquentes

Peyrouat est-il mieux classé que Mont-de-Marsan sur le plan énergétique ?

Le quartier compte proportionnellement moins de passoires F et G : 2,6 %, contre 5,2 % dans la ville. En revanche, sa consommation médiane atteint 179 kWh/m²/an, contre 177 kWh/m²/an. Le constat est donc nuancé : Peyrouat présente moins d’étiquettes très défavorables, mais pas une consommation médiane inférieure.

Quel type de logement domine dans les DPE de Peyrouat ?

Les maisons individuelles dominent avec 72,3 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, à 30,7 %. Les logements d’avant 1948 ne constituent que 3,4 % de l’échantillon. Ces proportions décrivent les diagnostics analysés, sans établir un recensement complet du quartier.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à louer ou à vendre ?

Le montant de 1 227 € par an peut servir de repère comparatif, en précisant qu’il s’agit du coût énergétique médian estimé du quartier. Il ne doit pas être présenté comme le coût propre au bien. L’estimation individuelle et les caractéristiques du logement restent les éléments à examiner en priorité.

Sources officielles

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