DPE à Bourg Neuf, Mont-de-Marsan : bâti ancien et lecture des étiquettes
À Bourg Neuf, les 1 495 DPE analysés décrivent un parc surtout composé d’appartements, où les constructions anciennes occupent une place importante. Les étiquettes C et D sont les plus représentées, mais la part de logements F ou G dépasse celle de Mont-de-Marsan.
Le dossier énergétique de Bourg Neuf repose sur 1 495 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 8 793 DPE pour Mont-de-Marsan. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de comparer leurs caractéristiques avec celles observées dans la ville. Elles éclairent notamment l’ancienneté du bâti, la place des maisons et des appartements, ainsi que la distribution des classes énergétiques. Leur lecture demande toutefois de distinguer les résultats collectifs de la situation d’un bien particulier : une étiquette fréquente dans le quartier ne permet pas de connaître celle d’un logement proposé à la vente ou à la location.
Un bâti ancien, principalement composé d’appartements
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Bourg Neuf) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 4 | 0,3 % |
| B | 87 | 5,8 % |
| C | 642 | 42,9 % |
| D | 440 | 29,4 % |
| E | 227 | 15,2 % |
| F | 67 | 4,5 % |
| G | 28 | 1,9 % |
La période de construction dominante à Bourg Neuf est celle d’avant 1948 : elle représente 31,8 % des diagnostics du quartier. Plus largement, 56,9 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté est donc un élément important pour comprendre le parc analysé, sans suffire à expliquer la performance de chaque bien. Les maisons individuelles représentent 22,6 % des logements diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements. Le portrait qui se dessine est ainsi celui d’un quartier majoritairement collectif, avec une présence marquée de constructions anciennes. Les données disponibles ne précisent ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les rénovations déjà réalisées ; il serait donc infondé d’attribuer au quartier une configuration technique uniforme.
- Avant 1948 : cette période rassemble 31,8 % des diagnostics de Bourg Neuf, contre 22,4 % à Mont-de-Marsan. Le bâti de cette époque est donc davantage représenté dans l’échantillon du quartier que dans celui de la ville.
- Avant 1975 : la part atteint 56,9 % dans le quartier. Ce repère décrit l’âge des constructions, mais ne renseigne pas, à lui seul, sur leur état actuel ni sur les interventions dont elles ont pu bénéficier.
- Maisons individuelles : leur part est de 22,6 %, les autres logements étant des appartements. La surface médiane de 53 m² complète cette description, sans donner la répartition détaillée des surfaces par type de logement.
Des étiquettes C et D dominantes, mais 95 logements F ou G
La distribution des étiquettes fait apparaître une concentration sur les classes C et D, avec respectivement 642 et 440 diagnostics. La classe E compte également une présence notable, avec 227 diagnostics. À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B sont moins nombreuses : elles regroupent respectivement 4 et 87 diagnostics. Enfin, 67 logements sont classés F et 28 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 95 logements, soit 6,4 % du quartier dans l’échantillon analysé. Cette diversité interdit de résumer Bourg Neuf à son seul bâti ancien : les diagnostics montrent plusieurs niveaux de performance, même si les classes intermédiaires sont les plus représentées.
- Classes A et B : 4 diagnostics A et 87 diagnostics B. Ces effectifs signalent leur présence dans le quartier, mais les données ne permettent pas de les rattacher à une période de construction ou à un type de bien précis.
- Classes C et D : 642 diagnostics C et 440 diagnostics D. Elles constituent les catégories les plus nombreuses et forment le principal point de repère pour lire la distribution locale.
- Classe E : 227 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans l’analyse, plutôt que de réduire la lecture du quartier à une opposition entre les meilleures étiquettes et les seules classes F ou G.
- Classes F et G : 67 diagnostics F et 28 diagnostics G, soit les 95 logements identifiés comme passoires énergétiques. Leur proportion locale de 6,4 % est supérieure au niveau de 5,2 % observé dans la ville.
Bourg Neuf face aux indicateurs de Mont-de-Marsan
La comparaison avec Mont-de-Marsan dessine un profil contrasté. Bourg Neuf présente davantage de bâti d’avant 1948, avec 31,8 % contre 22,4 % dans la ville, et une proportion supérieure de passoires F et G, à 6,4 % contre 5,2 %. Sa consommation médiane est aussi légèrement plus élevée : 181 kWh/m²/an, contre 177 kWh/m²/an à l’échelle communale. Pourtant, son coût énergétique annuel médian estimé est inférieur, à 944 € contre 1 074 €. La surface médiane est elle-même plus petite, avec 53 m² contre 66 m². Ces indicateurs portent sur des dimensions différentes : un coût annuel plus bas ne signifie donc pas automatiquement une meilleure performance énergétique par mètre carré.
Vendre à Bourg Neuf : situer le bien sans généraliser
Pour préparer une vente à Bourg Neuf, ces données servent avant tout à contextualiser le DPE du logement. Une étiquette C ou D s’inscrit dans les catégories les plus présentes, avec 642 et 440 diagnostics, sans démontrer pour autant que le bien est comparable à tous les autres logements de ces classes. À l’inverse, un classement F ou G appelle une présentation claire de la situation énergétique propre au logement, plutôt qu’une généralisation à tout le quartier. L’ancienneté de la construction et la distinction entre maison et appartement complètent utilement cette lecture. Les chiffres fournis ne mesurent cependant ni la valeur immobilière, ni les conditions de négociation, ni les effets d’une étiquette sur le résultat d’une vente.
Louer à Bourg Neuf : examiner le diagnostic du logement
Dans un projet locatif, la médiane de 944 € par an constitue un repère à l’échelle du quartier, et non un budget à attribuer automatiquement au logement recherché. La surface réelle, l’étiquette et les informations du diagnostic individuel doivent rester au centre de la lecture. Les 95 logements classés F ou G montrent notamment que les situations énergétiques sont diverses au sein de Bourg Neuf. Pour un bailleur comme pour un candidat locataire, l’enjeu est de ne pas confondre la position statistique du secteur avec celle du bien concerné. Les données fournies ne contiennent pas de cadre réglementaire : elles ne permettent donc pas, à elles seules, de conclure sur la possibilité juridique de louer un logement.
Questions fréquentes
Bourg Neuf est-il moins performant que Mont-de-Marsan ?
Certains indicateurs sont moins favorables : la proportion de logements F ou G atteint 6,4 %, contre 5,2 % dans la ville, et la consommation médiane est de 181 kWh/m²/an, contre 177 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est toutefois inférieur, à 944 € contre 1 074 €. Il faut donc comparer chaque indicateur séparément, sans transformer ces résultats en classement global.
L’ancienneté du quartier signifie-t-elle que tous ses logements sont énergivores ?
Non. Si 31,8 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948 et 56,9 % des logements d’avant 1975, les étiquettes C et D restent les plus nombreuses, avec 642 et 440 diagnostics. Les données ne croisent pas les étiquettes avec les périodes de construction. Elles ne permettent donc pas d’attribuer une performance donnée à un logement sur le seul critère de son âge.
Quel chiffre retenir pour un achat ou une location à Bourg Neuf ?
Aucun chiffre collectif ne remplace le diagnostic du bien. Les 1 495 DPE analysés offrent un contexte local, tandis que les médianes de 53 m² et de 944 € décrivent séparément la surface et le coût énergétique annuel estimé du parc étudié. Pour apprécier un logement, il convient de rapprocher son propre DPE de ses caractéristiques, sans lui appliquer automatiquement les médianes du quartier.